Pourquoi je n'arrive pas à passer à l'action ? Comprendre les vrais blocages qui vous empêchent d'avancer
- JESSICA CHAVANNE
- 15 juil.
- 10 min de lecture
Il y a une phrase que j'entends souvent lors de mes coachings.
"Jessica... je sais exactement ce que je devrais faire et pourtant je n'arrive pas à le faire."
Spontanément, on pourrait croire que lorsqu'on sait quoi faire, il suffit simplement... de le faire !
C'est probablement l'une des plus grandes illusions du développement personnel.
Si savoir suffisait à changer, il n'y aurait presque plus besoin de coachs, de psychologues, de thérapeutes ou même de livres.
Nous saurions tous exactement quoi faire :
Nous mangerions mieux.
Nous dormirions davantage.
Nous poserions nos limites.
Nous arrêterions de procrastiner.
Nous lancerions enfin ce projet qui nous tient à cœur.
Et pourtant, nous continuons souvent à reproduire les mêmes comportements.
Parce que nous cherchons encore à résoudre avec notre tête quelque chose qui se joue ailleurs !
C'est probablement l'une des plus grandes prises de conscience que j'ai eues, aussi bien dans mon parcours de sportive de haut niveau que dans mon métier de coach mentale.
Le problème n'était pas ce que je pensais savoir, c'était ce que mon cerveau percevait.
Et tant que cette perception ne changeait pas, mes comportements avaient toutes les raisons de rester les mêmes.
C'est précisément ce que nous allons explorer ensemble dans cet article.
Parce que si tu sais déjà quoi faire, mais que tu n'arrives toujours pas à passer à l'action, le problème n'est pas là où tu crois.
Nous ne prenons jamais une décision en fonction de la réalité, nous la prenons en fonction de notre perception de la réalité.
Une fois que tu comprends réellement ce qui t'empêche de passer à l'action, tu cesses enfin de lutter contre toi-même.
Tu commences à avancer avec beaucoup plus de fluidité, de confiance et de liberté, avec un passage à l'action naturel.
Qu'est-ce que le passage à l'action ?
Le passage à l'action est souvent présenté comme une simple capacité à agir.
Pour moi, il va beaucoup plus loin que ça.
Le passage à l'action, c'est le moment où une intention quitte le monde des idées pour entrer dans la réalité.
C'est accepter d'expérimenter, de faire un premier pas, même lorsque tout n'est pas parfaitement maîtrisé.
Contrairement à ce que l'on croit, passer à l'action ne signifie pas ne plus avoir peur.
Cela signifie être capable d'avancer avec cette peur, sans la laisser décider à notre place.
En coaching mental et en préparation mentale chez Propulsion Mentale® j'observe que les personnes qui progressent le plus ne sont pas celles qui attendent d'être certaines de réussir.
Ce sont celles qui acceptent d'agir, d'observer, d'apprendre et d'ajuster.
Chaque action devient alors une expérience.
Chaque expérience apporte une nouvelle information.
Et chaque nouvelle information permet au cerveau de modifier progressivement sa perception de la situation.
C'est précisément ainsi que se développent la confiance en soi, la performance mentale et un passage à l'action de plus en plus naturel.
Le passage à l'action ne consiste pas à être certain avant d'agir. Il consiste à accepter d'expérimenter pour construire progressivement cette certitude.
Pourquoi savoir quoi faire ne suffit pas à passer à l'action ?
1. Tu continues à traiter une problématique émotionnelle comme une problématique intellectuelle
C'est le premier mécanisme qui empêche réellement de passer à l'action.
Lorsqu'une personne se sent bloquée, son premier réflexe est souvent de penser qu'il lui manque encore quelque chose : Une meilleure méthode, une nouvelle stratégie, une autre formation, un livre de plus ou la phrase qui, enfin, provoquera le déclic.
Alors elle continue à chercher et elle attend.
À partir d'un certain niveau, le problème n'est plus intellectuel.
Tu sais déjà qu'il faudrait poser cette limite. Tu sais qu'il faudrait lancer ce projet. Tu sais qu'il faudrait arrêter de t'adapter à tout le monde, prendre cette décision que tu repousses depuis des mois ou simplement te remettre au centre de ta propre vie.
La vraie question n'est donc plus :
« Est-ce que je sais quoi faire ? »
La vraie question devient :
« Qu'est-ce que cette action vient réveiller chez moi ? »
Parce que derrière une simple action se cache souvent un inconfort beaucoup plus profond.
Poser une limite peut réveiller la peur du conflit.
Prendre une décision peut réveiller la peur de se tromper.
S'exposer davantage peut réveiller la peur du jugement et du regard de l'autre.
Dire non peut réveiller la peur de décevoir ou d'être rejeté.
Chez un entrepreneur, cela peut se traduire par le fait de repousser un appel commercial, de ne pas augmenter ses tarifs, d'hésiter à recruter, de remettre sans cesse le lancement d'une nouvelle offre ou de ne jamais publier ce contenu pourtant prêt depuis plusieurs semaines.
Le fonctionnement est exactement le même : Ce n'est pas l'action qui bloque, mais ce que le cerveau imagine qu'elle pourrait provoquer.
Autrement dit, tu continues parfois à chercher une réponse avec ta tête alors que ton cerveau essaie simplement de te protéger d'une émotion qu'il préférerait éviter.
Et tant que tu ne fais pas cette différence, tu peux passer des mois, parfois même des années, à croire qu'il te manque encore une réponse.
Alors qu'en réalité, il te manque peut-être surtout le courage d'aller rencontrer ce que cette action vient toucher en toi.
On dépasse un blocage en comprenant ce que ce blocage cherche encore à protéger.
2. Pourquoi comprendre ne suffit pas à passer à l'action ?
C'est probablement l'une des plus grandes confusions que je rencontre, aussi bien chez les sportifs que chez les entrepreneurs.
On croit souvent que parce qu'on a compris quelque chose, le changement va suivre naturellement.
Malheureusement, cela ne fonctionne pas comme ça.
Je me souviens de ma première compétition en Championnat du monde, au Portugal.
Sur le papier, j'avais tout.
Je savais piloter. J'avais la technique. J'avais le physique. J'avais travaillé pendant des mois pour être prête.
Et pourtant, au moment d'entrer sur le plan d'eau, mon corps ne répondait plus de la même manière.
Je n'étais plus capable d'exprimer en compétition ce que je faisais naturellement à l'entraînement.
À cette époque, je ne comprenais pas pourquoi.
Aujourd'hui, je sais que c'était mon fonctionnement automatique qui reprenait les commandes dès que l'enjeu devenait important.
Le syndrome de l'imposteur.
Des croyances profondément ancrées liées à mon passé.
Des peurs.
Des souvenirs.
Tout ce qui semblait ne pas être un problème au quotidien réapparaissait au moment où il fallait réellement prendre ma place.
C'est aussi ce que j'observe en coaching de performance mentale chez les entrepreneurs que j'accompagne.
Ils savent souvent ce qu'il faudrait faire pour développer leur activité, mais au moment d'agir, leur fonctionnement habituel reprend le dessus.
C'est un décalage entre ce qu'ils savent et ce qu'ils sont capables d'incarner sous pression.
C'est exactement ce qui se passe dans beaucoup de situations de la vie.
Tu peux avoir compris que tu n'as plus besoin de prouver ta valeur.
Mais si ton corps continue de fonctionner comme si tu devais encore mériter ta place, cette compréhension restera théorique.
Comprendre est une étape.
Incarner en est une autre.
Et l'incarnation ne se fait pas dans une réflexion, elle se construit dans l'expérience.
À force de répéter de nouveaux comportements, ton cerveau finit par valider qu'ils ne représentent plus un danger.
C'est à ce moment-là que le changement devient réellement durable.
La compréhension ouvre une porte et l'expérimentation permet de la franchir.
3. Pourquoi une partie de toi résiste encore au changement?
C'est probablement la partie la plus dérangeante de cet article...
Et pourtant, c'est souvent celle qui crée le plus grand déclic.
Lorsque tu n'arrives pas à passer à l'action, tu as peut-être tendance à te dire que tu manques de motivation, de courage ou de discipline.
En réalité, il existe parfois une autre explication.
Une partie de toi a encore intérêt à ce que rien ne change.
Je parle bien d'un intérêt inconscient.
Pas d'un choix volontaire de ta part.
Comme nous l'avons vu précédemment, ne pas poser une limite peut t'éviter un conflit.
Ne pas lancer ton projet peut t'éviter un échec... mais aussi une réussite, donc plus de visibilité, davantage de responsabilités ou encore le regard des autres.
Ne pas dire ce que tu penses réellement peut te permettre de rester apprécié, intégré ou de préserver une image qui te rassure.
Et parfois, ne pas changer te permet simplement de rester dans un environnement que tu connais déjà.
Même si cet environnement te fait souffrir.
Parce que notre cerveau préfère souvent un inconfort connu à une incertitude qu'il n'a jamais expérimentée.
C'est précisément pour cette raison que certains comportements sont si difficiles à abandonner.
Ils ont un coût, c'est vrai.
Mais ils remplissent aussi une fonction.
Et tant que tu regardes uniquement ce que ton immobilité te fait perdre, tu passes à côté d'une question essentielle.
Qu'est-ce qu'elle cherche encore à protéger et quels en sont les bénéfices pour toi ?
C'est à cet endroit que commence le véritable travail sur soi.
Non pas en se jugeant davantage.
Mais en comprenant enfin pourquoi une partie de nous résiste encore au changement.
Le cerveau ne conserve jamais un comportement par hasard. S'il le répète, c'est qu'il croit encore qu'il te protège de quelque chose.
Lorsque tu comprends cela, ton regard change complètement.
Tu commences à dialoguer avec ton propre fonctionnement.
Et c'est à ce moment-là que le passage à l'action devient beaucoup plus fluide et naturel.
4. Tu attends le moment parfait
S'il y a une phrase que j'entends souvent, c'est celle-ci :
"J'attends d'être prêt(e) ou j'attends le bon moment."
Le problème, c'est que ce fameux moment parfait existe rarement de la manière dont on l'imagine.
Pendant que tu attends de te sentir totalement prêt, tu repousses justement les expériences qui permettraient à ton cerveau de construire cette confiance.
Parce que la confiance ne précède pas toujours l'action.
La clarté non plus.
Et la certitude encore moins.
Très souvent, elles apparaissent pendant que tu expérimentes.
C'est d'ailleurs un mot que j'utilise énormément en coaching : Expérimenter.
Parce qu'expérimenter, ce n'est pas chercher à être parfait et que tout soit nickel.
C'est accepter de recueillir une information, une expérience nouvelle.
À chaque action, ton cerveau observe.
Il compare ce qu'il avait imaginé avec ce qui s'est réellement passé.
Et lorsqu'il constate progressivement que le danger était moins important que prévu, il commence à modifier sa perception.
C'est ainsi que la confiance se construit.
Non pas parce que tu t'es répété des affirmations positives devant ton miroir.
Mais parce que ton cerveau a validé, par l'expérience, qu'il était capable de vivre cette situation.
Attendre le moment parfait est parfois une manière très élégante de rester immobile tout en ayant le sentiment d'être sérieux.
Pourtant, ce qui transforme durablement une personne, ce n'est pas d'attendre.
C'est d'accepter d'avancer alors que tout n'est pas encore parfaitement aligné et maitrisé.
Le cerveau valide ce qu'il expérimente. L'expérimentation transforme davantage que la compréhension seule.
Ce qui change vraiment les choses
À ce stade, tu l'as probablement compris :
Le passage à l'action n'est presque jamais une question de motivation.
Si tu n'arrives pas à faire ce que tu sais pourtant devoir faire, ce n'est pas parce qu'il te manque encore une méthode ou une réponse supplémentaire.
Très souvent, c'est parce qu'une partie de toi continue de percevoir que cette action représente davantage d'inconvénients que de bénéfices.
Et tant que cette perception reste présente, ton cerveau cherchera naturellement à te protéger.
Ce qui change réellement les choses, ce n'est donc pas d'accumuler toujours plus de connaissances.
C'est de créer les conditions pour que tu puisse enfin incarner ce que tu souhaites dans ton quotidien.
Cela passe parfois par une prise de conscience.
Parfois par une nouvelle expérience.
Parfois par un accompagnement qui te permet de voir ce que, seul, tu ne peux plus voir.
Mais le véritable changement commence toujours au même endroit :
Lorsque tu comprends enfin pourquoi ton corps et ton cerveau résiste.
Parce qu'à partir de cet instant, tu ne te bats plus contre toi-même.
Tu commences à avancer AVEC toi.
Et c'est une différence immense.
On ne transforme pas durablement sa vie en ajoutant toujours plus de connaissances. On la transforme en changeant progressivement son fonctionnement.
Une question que je te laisse
Avant de fermer cet article, j'aimerais simplement te laisser avec une question.
Qu'est-ce que tu sais déjà devoir faire mais que tu repousses encore aujourd'hui ?
Et surtout...
Qu'est-ce que cette immobilité continue de protéger ?
Prends quelques minutes pour y répondre avec une honneteté radicale envers toi-même.
Il est quasi certain que tu y trouves beaucoup plus de réponses que dans un livre ou une vidéo supplémentaire.
Le passage à l'action commence lorsque ton cerveau cesse de percevoir cette action comme un danger.
Si tu souhaites aller plus loin pour enfin passer à l'action
Si tu as le sentiment de comprendre beaucoup de choses sur toi, mais que tu reproduis malgré tout les mêmes schémas, alors il est peut-être temps d'arrêter de chercher une nouvelle explication pour commencer à travailler sur ton fonctionnement.
C'est précisément ce que je fais en coaching mental et en préparation mentale chez Propulsion Mentale®.
J'accompagne des sportifs, des entrepreneurs, des dirigeants et toutes les personnes qui souhaitent dépasser leurs blocages, à retrouver un passage à l'action plus naturel et exprimer pleinement leur potentiel.
Je te propose un bilan personnalisé offert, sans engagement, pour identifier les mécanismes qui te freinent aujourd'hui et vérifier si mon accompagnement correspond à tes besoins.
LA FAQ sur le passage à l'action:
Pourquoi je n'arrive pas à passer à l'action ?
Le passage à l'action est rarement bloqué par un manque de motivation. Dans la plupart des cas, c'est une perception de danger, d'échec, de jugement ou d'inconfort qui pousse le cerveau à retarder l'action.
Comment réussir à passer à l'action ?
Le premier pas consiste à comprendre ce qui bloque réellement et pas en surface.
Une fois cette perception identifiée, il devient possible d'expérimenter progressivement de nouveaux comportements pour que le cerveau valide qu'ils ne représentent plus un danger.
Pourquoi ai-je peur de passer à l'action ?
La peur est souvent liée aux conséquences que tu imagines : Peur d'échouer, du regard des autres, de décevoir ou même de réussir. Ce n'est pas l'action qui est perçue comme dangereuse, mais ce que ton cerveau associe à cette action.
Le coaching mental aide-t-il à passer à l'action ?
Oui. Le coaching mental ne consiste pas à motiver une personne.
Il permet d'identifier les mécanismes inconscients qui freinent le passage à l'action et d'agir durablement sur ces blocages.
Quelle est la différence entre motivation et passage à l'action ?
La motivation est un état émotionnel fluctuant.
Le passage à l'action repose davantage sur la perception que le cerveau a d'une situation. Il est donc possible d'agir même lorsque la motivation n'est pas au rendez-vous.
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